Avant les rayons entiers de manga en librairie, il a fallu que quelqu’un tente le coup. En France, ce quelqu’un est Glénat, et le livre est Akira.
Avant les rayons entiers de manga en librairie, il a fallu que quelqu’un tente le coup. En France, ce quelqu’un est Glénat, et le livre est Akira.
La publication commence en 1990. Le manga est alors un objet inconnu du grand public français, et rien ne garantissait que le pari fonctionne.
Un choix éditorial audacieux
Akira, œuvre dense et adulte de Katsuhiro Otomo, n’était pas le titre le plus évident pour ouvrir un marché. C’est pourtant celui qui a convaincu les libraires.
Les premiers volumes ont été publiés en couleurs et dans le sens de lecture occidental, un choix commercial qui a été abandonné plus tard au profit du sens original.
Ce que ça a déclenché
Le succès a ouvert la voie à des dizaines d’éditeurs et à des milliers de titres. La France est aujourd’hui le deuxième marché mondial du manga derrière le Japon.
Tout cela commence avec une décision prise au tout début de la décennie, sur un titre difficile.
L’édition, en pratique
- Éditeur
- Glénat
- Titre
- Akira, de Katsuhiro Otomo
- Début de publication
- 1990
- Premier format
- en couleurs, sens occidental
- Sens de lecture aujourd’hui
- celui d’origine
- Marché français aujourd’hui
- deuxième mondial
Les petits détails qui restent
- Le film d’animation Akira, sorti en 1988, avait préparé le terrain auprès d’un public de cinéphiles.
- Le passage au sens de lecture japonais, longtemps jugé impossible commercialement, est devenu la norme en quelques années.
- Beaucoup de lecteurs français ont découvert le manga par Akira avant même de savoir que le mot existait.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
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Et toi, tu te rappelles ?
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