Un monde post-apocalyptique, un héros qui fait exploser ses adversaires d’une pression du doigt, et un doublage français devenu légendaire pour de mauvaises raisons.
Un monde post-apocalyptique, un héros qui fait exploser ses adversaires d’une pression du doigt, et un doublage français devenu légendaire pour de mauvaises raisons.
Ken le Survivant, Hokuto no Ken en version originale, est probablement la série la plus violente jamais diffusée dans une émission pour enfants en France.
Le doublage de la dernière chance
Face à une série impossible à passer telle quelle, les comédiens ont choisi la dérision. Les méchants récitent des recettes de cuisine, les répliques deviennent absurdes.
Ce parti pris, né d’une contrainte, a produit un objet unique. Les répliques françaises sont citées aujourd’hui encore, avec une tendresse que la version originale n’inspire pas.
La goutte de trop
La série a beaucoup nourri le procès fait à l’animation japonaise en France, et sa diffusion a été écourtée.
Elle reste l’exemple parfait du malentendu de l’époque : une œuvre pour adultes, achetée au poids, programmée devant des enfants de huit ans.
La série, en pratique
- Titre original
- Hokuto no Ken
- Public d’origine
- adulte
- Diffusion française
- Club Dorothée
- Solution des doubleurs
- la dérision
- Réplique type
- une recette de cuisine, en pleine bagarre
- Fin de diffusion
- écourtée
Les petits détails qui restent
- La phrase « tu es déjà mort » est devenue l’une des répliques les plus connues de toute l’animation japonaise.
- Les comédiens de doublage ont raconté avoir improvisé une grande partie des dialogues devant l’impossibilité de traduire la série telle quelle.
- Ken est aujourd’hui rediffusé en version intégrale et sous-titrée, ce qui surprend beaucoup ceux qui n’en connaissaient que la version du mercredi.
On remet les images ?
Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
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