Le 12 avril 1992 à minuit, une chaîne nationale française s’est arrêtée en direct. Pas une panne, pas une grève : une liquidation.
Le 12 avril 1992 à minuit, une chaîne nationale française s’est arrêtée en direct. Pas une panne, pas une grève : une liquidation.
La Cinq, lancée en 1986, n’avait jamais trouvé son équilibre. Après des années de pertes, le tribunal prononce sa fin, et les équipes décident de tenir l’antenne jusqu’au bout.
La dernière nuit
Les journalistes ont fait leurs adieux à l’écran, certains en larmes. Puis l’image a laissé place à la mire, et la mire au noir.
Des centaines de salariés perdaient leur emploi ce soir-là. Le pays a regardé une entreprise mourir en direct, ce qui n’était jamais arrivé à cette échelle.
Ce qu’elle laisse
La Cinq avait apporté un ton plus rapide, des séries américaines en quantité, et surtout du dessin animé japonais en grande quantité, avant même le Club Dorothée.
Sa fréquence a ensuite accueilli Arte, puis La Cinquième. Mais pour ceux qui ont vu cette nuit-là, le cinquième bouton est resté longtemps synonyme de disparition.
La chaîne, en pratique
- Lancement
- 1986
- Arrêt
- 12 avril 1992, à minuit
- Cause
- liquidation judiciaire
- Salariés concernés
- plusieurs centaines
- Spécialité
- séries et animation en volume
- Successeurs sur la fréquence
- Arte, puis La Cinquième
Les petits détails qui restent
- L’arrêt a été diffusé en direct et sans coupure. Les archives de cette nuit circulent encore et restent difficiles à regarder.
- La chaîne avait diffusé des séries d’animation qui ont marqué toute une génération avant que TF1 ne prenne le relais.
- C’est l’un des rares moments où la télévision française a montré sa propre fragilité, sans habillage ni commentaire.
On remet les images ?
Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.
Et toi, tu te rappelles ?
Le premier souvenir qui te revient, ce serait lequel ? Un détail, un lieu, une personne : raconte-le au Club.



