Le Bi-Bop est l’ancêtre du portable, et un magnifique raté. France Télécom le lance à Paris en 1993 : un téléphone sans fil, mais qui ne fonctionnait qu’à proximité d’une borne.
Le Bi-Bop est l’ancêtre du portable, et un magnifique raté. France Télécom le lance à Paris en 1993 : un téléphone sans fil, mais qui ne fonctionnait qu’à proximité d’une borne.
Ces bornes étaient signalées par un autocollant bleu et blanc collé sur les lampadaires et les vitrines. Il fallait se placer dessous pour appeler.
Téléphoner sous un lampadaire
On voyait donc des gens debout dans la rue, immobiles au pied d’un poteau, en pleine conversation. La scène est restée dans les mémoires parisiennes.
Et il y avait une limite absurde : on pouvait appeler, mais pas toujours être appelé. Le service a été arrêté en 1997, quand le GSM a rendu l’idée obsolète.
L’objet, en pratique
- Lancement
- 1993, Paris et quelques villes
- Portée
- quelques dizaines de mètres autour d’une borne
- Signal des bornes
- un autocollant bleu et blanc
- Abonnés au maximum
- environ 100 000
- Arrêt du service
- 1997
Les petits détails qui restent
- Le Bi-Bop repose sur la norme CT2, une technologie qui n’a jamais vraiment décollé nulle part.
- Il a échoué pour une raison simple : il demandait à l’utilisateur de s’adapter au réseau, alors que le GSM faisait l’inverse.
- Sa vraie postérité est involontaire : il a habitué les Français à l’idée qu’on pouvait téléphoner dehors.
- On ne pouvait pas recevoir d’appel en marchant, seulement en appeler. Les Parisiens s’agglutinaient sous les bornes comme des fumeurs sous un auvent.
On remet les images ?
Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
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