Pokémon arrive en France en 1999 et s’installe partout à la fois : la télévision, la Game Boy, et surtout les cartes.
Pokémon arrive en France en 1999 et s’installe partout à la fois : la télévision, la Game Boy, et surtout les cartes.
Le jeu de cartes à collectionner avait ses règles, mais l’immense majorité des enfants ne les a jamais apprises. On collectionnait, on échangeait, on comparait.
La brillante et les autres
Toute la valeur tenait en un mot : brillante. Une carte holographique changeait ton statut dans la cour pour la journée.
Le Dracaufeu de la première série était l’objet de convoitise absolu. Les négociations autour d’un seul exemplaire pouvaient occuper une récréation entière.
Interdit à l’école, comme les POGS
La suite était écrite. Échanges déséquilibrés entre grands et petits, larmes, vols, et interdiction dans un grand nombre d’établissements dès 2000.
À la différence des POGS, Pokémon a survécu à l’interdiction, et se porte très bien vingt-cinq ans plus tard. Les cartes de 1999 en bon état valent aujourd’hui des sommes considérables.
La collection, en pratique
- Arrivée en France
- 1999
- Diffusion du dessin animé
- TF1
- Carte la plus convoitée
- Dracaufeu holographique
- Règles du jeu
- connues de très peu de joueurs
- Sort scolaire
- interdiction fréquente dès 2000
- Valeur aujourd’hui
- sans commune mesure avec l’époque
Les petits détails qui restent
- Le premier jeu Game Boy est sorti au Japon en 1996, mais la France a tout découvert en même temps trois ans plus tard.
- On protégeait les cartes rares dans des pochettes plastiques, puis dans des classeurs, avec un sérieux d’archiviste.
- La question « tu me la échanges ? » a probablement été prononcée plus souvent que n’importe quelle phrase de cour de récréation dans les années 1999 et 2000.
- Un Dracaufeu de première édition en parfait état se négocie aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’euros. Il dormait alors dans un classeur, entre deux cartes sans valeur.
On remet les images ?
Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.
Et toi, tu te rappelles ?
Le premier souvenir qui te revient, ce serait lequel ? Un détail, un lieu, une personne : raconte-le au Club.



