L’album Panini de la Coupe du monde 1998 est probablement l’objet le plus partagé de la décennie en France. Tout le monde en avait un, y compris ceux qui ne regardaient pas le football.
L’album Panini de la Coupe du monde 1998 est probablement l’objet le plus partagé de la décennie en France. Tout le monde en avait un, y compris ceux qui ne regardaient pas le football.
Le principe n’a pas changé depuis : un album à remplir, des pochettes vendues à l’unité, et l’implacable loi des doublons.
La cour de récréation devient une bourse
On arrivait avec sa pile, on annonçait ses doubles, et le marché s’ouvrait. Certaines vignettes valaient trois autres, parfois cinq.
Les brillants des écussons étaient la vraie monnaie forte. Un écusson du Brésil ne se négociait pas, il se cédait à contrecœur.
L’été où la France a gagné
Et puis il y a eu le 12 juillet. L’album a cessé d’être une collection pour devenir un souvenir daté, rangé avec le maillot et les photos.
Beaucoup d’albums de 1998 existent encore dans les greniers français, incomplets, avec toujours les mêmes cases vides.
La collection, en pratique
- Vignettes à coller
- 561
- Compétition
- Coupe du monde 1998, en France
- Contenu d’une pochette
- quelques vignettes, jamais celle qu’il faut
- Monnaie d’échange
- les écussons brillants
- Taux de complétion
- faible, et c’est le principe
- Lieu de stockage actuel
- un grenier
Les petits détails qui restent
- La règle non écrite voulait qu’on ne colle jamais une vignette avant d’être certain de ne pas pouvoir l’échanger.
- Panini colle des vignettes depuis 1961 et publie un album de Coupe du monde depuis 1970. La mécanique n’a pas bougé d’un pouce.
- Les albums complets de 1998 se négocient aujourd’hui à des prix sans rapport avec le coût des pochettes de l’époque.
- L’album comptait 561 vignettes. Personne, dans aucune cour de France, n’a jamais rencontré quelqu’un qui l’ait terminé sans en commander à Panini.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
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