Objets cultes · 1995

Les POGS

Le slammer en métal, la pile qui claque, et l'interdiction dans toutes les écoles de France en moins d'un an. Évidemment qu'on y jouait quand même.

Scène reconstituée autour de Les POGS
Illustration générée pour RETOUR90, ambiance reconstituée. Crédits et provenance

Des disques de carton, un slammer plus lourd pour taper dessus, et une règle simple : ce qui se retourne t’appartient.

Des disques de carton, un slammer plus lourd pour taper dessus, et une règle simple : ce qui se retourne t’appartient.

Le jeu débarque en France en 1995 et prend la cour de récréation en quelques semaines. Les marques, les dessins animés et les fast-foods s’y engouffrent aussitôt.

Un jeu d’argent déguisé

C’est exactement là qu’est le problème. On jouait ses pogs, on en gagnait, on en perdait, parfois les plus rares. Les brimades et les échanges déséquilibrés ont suivi.

Résultat, beaucoup d’écoles françaises les ont interdits en moins d’un an. Le phénomène s’est éteint presque aussi vite qu’il était né.

La hiérarchie des trésors

Le pog en carton ordinaire ne valait rien. Le brillant valait quelque chose. Le slammer en métal valait une négociation entière.

On les rangeait dans des tubes en plastique transparent, classés par valeur, et on les sortait avec la lenteur d’un joueur de poker.

Le jeu, en pratique

Origine
un jeu hawaïen, repris et industrialisé
Arrivée en France
1995
Matériel
des pogs en carton, un slammer
Règle
ce qui se retourne est gagné
Durée du phénomène
moins de deux ans
Fin
interdiction dans de nombreuses écoles

Les petits détails qui restent

  • Le nom vient d’une boisson hawaïenne, Passion Orange Guava, dont on utilisait les capsules cartonnées comme jetons.
  • Le slammer en métal était souvent interdit avant les pogs eux-mêmes, parce qu’il abîmait les disques des autres.
  • Les séries liées aux films et aux dessins animés ont créé les premières vraies raretés de cour de récréation, avant les cartes Pokémon.

Sources et repères

Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.

Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.

Et toi, tu te rappelles ?

Le premier souvenir qui te revient, ce serait lequel ? Un détail, un lieu, une personne : raconte-le au Club.

En parler au ClubFaire une pause à l’arcade