Le goûter · CULTE

Malabar

Le chewing-gum rose, le tatouage à mouiller sur le bras, la bulle qui explose sur le nez. Ça collait aux dents, à la table, aux cheveux, et à la mémoi

Scène reconstituée autour de Malabar
Illustration générée pour RETOUR90, ambiance reconstituée. Crédits et provenance

Un chewing-gum rose, une bande dessinée à l’intérieur du papier, et un tatouage qui se collait sur le bras avec un peu de salive. Le Malabar vendait beaucoup plus qu’un goût.

Un chewing-gum rose, une bande dessinée à l’intérieur du papier, et un tatouage qui se collait sur le bras avec un peu de salive. Le Malabar vendait beaucoup plus qu’un goût.

La marque naît en 1958, mais c’est dans les années 90 qu’elle devient l’argent de poche par excellence, à un franc pièce chez le boulanger.

Le papier valait le bonbon

On dépliait toujours avant de mâcher. La blague était souvent mauvaise, le tatouage souvent raté, et cela n’enlevait rien au rituel.

Le tatouage collé le matin tenait jusqu’au bain, se craquelait à la piscine et laissait une trace grise pendant deux jours.

La grosse bulle, ce sport

Le Malabar était choisi pour sa capacité à faire des bulles, plus que pour son goût, qui disparaissait au bout de trois minutes.

La bulle qui éclate sur le visage et colle aux cheveux fait partie des expériences universelles de la décennie.

Le bonbon, en pratique

Création
1958
Prix courant dans les années 90
un franc
Contenu du papier
une blague et un tatouage
Durée du goût
environ trois minutes
Usage principal
faire des bulles
Point de vente
le boulanger, à la sortie de l’école

Les petits détails qui restent

  • La mascotte, Monsieur Malabar, a changé plusieurs fois d’allure au fil des décennies avant de disparaître des emballages.
  • Les tatouages s’échangeaient au même titre que les billes ou les POGS, avec une hiérarchie établie par la taille du motif.
  • Le chewing-gum collé sous une table de classe est probablement l’archive archéologique la mieux conservée de la période.

On remet les images ?

Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.

Sources et repères

Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.

Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.

Et toi, tu te rappelles ?

Le premier souvenir qui te revient, ce serait lequel ? Un détail, un lieu, une personne : raconte-le au Club.

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