Pendant quelques années, la France a vraiment hésité. D’un côté un service qui marchait, payant à la minute, présent dans neuf millions de foyers. De l’autre une promesse américaine, lente et compliquée.
Pendant quelques années, la France a vraiment hésité. D’un côté un service qui marchait, payant à la minute, présent dans neuf millions de foyers. De l’autre une promesse américaine, lente et compliquée.
Les reportages de 1996 et 1997 posent sérieusement la question de savoir lequel des deux va l’emporter, et ne tranchent pas toujours dans le sens qu’on croit.
Les arguments du Minitel
Il était déjà là, il fonctionnait, il ne demandait aucun réglage, et les services étaient en français. Sa facturation était comprise de tous.
À côté, Internet exigeait un ordinateur, un modem, un abonnement, une configuration, et parlait surtout anglais.
Pourquoi l’un a gagné
Le Minitel était un système fermé, contrôlé par un opérateur, où il fallait une autorisation pour publier. Internet n’avait ni portier ni catalogue.
C’est cette ouverture, plutôt que la technique, qui a décidé de l’issue. Le Minitel a continué à servir encore quinze ans, mais la partie était jouée.
Le duel, en pratique
- Foyers Minitel au sommet
- environ 9 millions
- Coût Minitel
- à la minute, sur la facture de téléphone
- Coût Internet
- abonnement, plus la communication
- Langue dominante
- le français d’un côté, l’anglais de l’autre
- Publication
- autorisée d’un côté, libre de l’autre
- Issue
- tranchée vers 1999
Les petits détails qui restent
- France Télécom a tenté des passerelles entre les deux mondes, avec des terminaux hybrides qui n’ont jamais convaincu.
- Des services Minitel très rentables ont retardé volontairement leur passage au web, faute de modèle économique équivalent.
- Le Minitel a survécu jusqu’en 2012, essentiellement grâce aux usages professionnels et aux habitudes bien ancrées.
On remet les images ?
Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.
Et toi, tu te rappelles ?
Le premier souvenir qui te revient, ce serait lequel ? Un détail, un lieu, une personne : raconte-le au Club.



