Un détective privé, un pistolet, et une adaptation française qui a réécrit à peu près tout ce qui pouvait l’être. Nicky Larson est le cas d’école du doublage des années 90.
Un détective privé, un pistolet, et une adaptation française qui a réécrit à peu près tout ce qui pouvait l’être. Nicky Larson est le cas d’école du doublage des années 90.
La série originale, City Hunter, s’adresse à un public adulte. Diffusée dans une émission pour enfants, elle a été transformée de fond en comble.
Une réécriture assumée
Les dialogues ont été remplacés par des blagues, les scènes gênantes coupées, et les intentions des personnages rendues méconnaissables.
Le résultat est une série totalement différente de l’originale, souvent absurde, et paradoxalement drôle. Beaucoup de spectateurs français ne l’ont su que des années plus tard.
Un objet culturel à part entière
Cette version française a sa propre postérité, ses répliques cultes et ses adaptations au cinéma. Elle a fini par exister indépendamment de l’œuvre d’origine.
C’est un cas rare : une trahison de traduction devenue elle-même un patrimoine revendiqué.
La série, en pratique
- Titre original
- City Hunter
- Auteur
- Tsukasa Hojo
- Public d’origine
- adulte
- Public en France
- enfants du mercredi
- Fidélité de l’adaptation
- très faible, et assumée
- Postérité
- une œuvre française à part entière
Les petits détails qui restent
- Le nom du héros, Ryo Saeba, a été francisé en Nicky Larson, comme la plupart des personnages de l’époque.
- Les scènes jugées trop suggestives étaient coupées, ce qui rendait certains épisodes incompréhensibles.
- Un film français de 2018 a assumé cet héritage plutôt que de le corriger, ce qui lui a plutôt bien réussi.
On remet les images ?
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Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
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