C’était écrit sur l’étiquette, répété par le vendeur, et ignoré par tout le monde. Merci de rembobiner avant de rendre la cassette.
C’était écrit sur l’étiquette, répété par le vendeur, et ignoré par tout le monde. Merci de rembobiner avant de rendre la cassette.
Certains vidéoclubs facturaient même une pénalité, généralement symbolique, et rarement appliquée.
Une politesse entre inconnus
Rendre une cassette rembobinée, c’était penser au suivant. Ne pas la rembobiner, c’était lui infliger deux minutes d’attente devant un écran bleu.
C’est l’un des rares gestes de courtoisie que la technologie ait imposés puis complètement effacés.
Le rembobineur, cet accessoire
Il existait des appareils dédiés, vendus pour épargner le moteur du magnétoscope. Ils allaient plus vite et faisaient un bruit épouvantable.
Ceux qui en possédaient un le sortaient devant les invités, ce qui donne une idée du niveau d’équipement dont on pouvait être fier.
Les petits détails qui restent
- Une cassette rendue non rembobinée était repérée immédiatement par le vendeur, qui la remettait en état devant vous.
- La bande se fragilisait à force de rembobinages rapides, ce qui explique la qualité déclinante des locations les plus demandées.
- La disparition de ce geste est l’un des marqueurs les plus nets du passage au DVD.
Sources et repères
Les archives liées ci-dessus et les crédits photographiques donnent accès aux documents présentés. Ce texte mêle repères et évocation des usages : les souvenirs racontés ne décrivent pas toutes les enfances.
Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.
Et toi, tu te rappelles ?
Le premier souvenir qui te revient, ce serait lequel ? Un détail, un lieu, une personne : raconte-le au Club.



