Cinéma · 1985, revu dans les années 90

Retour vers le futur

Une DeLorean, un rendez-vous avec l’horloge et un film dont on connaît la fin. Ce qui ne nous empêche absolument pas de retenir notre souffle.

Scène reconstituée autour de Retour vers le futur
Illustration générée pour RETOUR90, ambiance reconstituée. Crédits et provenance

Retour vers le futur est le film de Robert Zemeckis sorti en 1985, suivi de deux autres volets en 1989 et 1990. Sa place dans les années 90 tient autant à cette trilogie qu’aux découvertes et revisionnages en VHS et à la télévision.

Un film de 1985 dans nos souvenirs des années 90

C’est un bon exemple de la différence entre une date de sortie et une date de rencontre. On peut découvrir un film plusieurs années après sa naissance, le revoir sans se lasser et l’associer à une période très précise de sa propre vie.

La cassette louée, le passage à la télévision ou le film regardé chez un cousin deviennent alors le vrai point de départ du souvenir. Ici, on ne déplace pas la sortie du film pour le faire entrer dans une décennie. On raconte pourquoi il y avait encore toute sa place.

Le voyage dans le temps commence près de chez soi

Le plaisir tient aussi au contraste : une vie quotidienne reconnaissable, puis une machine qui rend possible l’impossible. L’aventure pose une question que chacun peut s’approprier. Que découvrirait-on si l’on rencontrait ses proches avant d’être né ?

Ce n’est plus seulement une histoire de technologie. C’est une façon drôle et parfois vertigineuse de regarder les générations. Les adultes ont eu un âge où ils ne savaient pas encore très bien où ils allaient. Étonnante information quand on a dix ans.

Revoir, c’est repérer ce qui prépare la suite

Une fois l’histoire connue, on observe autrement les objets et les détails. Ce qui paraissait anodin peut devenir un indice, un rappel ou une préparation. Le film se prête particulièrement bien à ce plaisir de reconnaissance.

On peut aussi simplement se laisser embarquer. Il n’existe aucune obligation de transformer chaque séance en commentaire de scénario. Parfois, le meilleur programme consiste à s’installer et à attendre son passage préféré avec un sourire un peu idiot.

La trilogie et la cassette qu’on connaissait par cœur

Les trois films ne datent pas tous des années 90 : le premier est de 1985, le deuxième de 1989 et le troisième de 1990. Les regrouper dans nos souvenirs ne doit pas effacer cette chronologie.

À la maison, les habitudes de revisionnage fabriquaient une autre organisation. Le volet préféré, celui qu’on possédait, celui qu’on avait enregistré. Une collection de cassettes dépendait aussi de ce qui était disponible, pas seulement d’un classement de cinéphile.

Le vrai voyage, celui du spectateur

Revoir le même film à différents âges fait apparaître d’autres choses. Une scène surtout amusante peut devenir touchante. Un personnage que l’on regardait peu attire davantage l’attention. Le film ne change pas ; la place depuis laquelle on le regarde, si.

C’est peut-être ce qui le relie si bien à RETOUR90. On ne cherche pas seulement à retrouver une image intacte. On veut aussi voir ce qu’elle réveille aujourd’hui, et le raconter à quelqu’un qui se souvient autrement.

La chronologie à garder en tête

Premier film
1985
Deuxième volet
1989
Troisième volet
1990
Réalisation
Robert Zemeckis
Dans RETOUR90
Un film retrouvé et revu pendant la décennie

Les petits détails qui restent

  • La DeLorean est un véritable modèle automobile, transformé pour les besoins de la fiction. Une voiture de série et sa version de cinéma ne sont pas interchangeables.

On remet les images ?

Des documents à regarder chez leurs diffuseurs. L’année indiquée correspond au repère de l’archive, pas à sa mise en ligne.

Sources et repères

Une date à préciser, un modèle à identifier, une archive à proposer ? Écris à RETOUR90. La mémoire collective gagne à être discutée.

Et toi, tu te rappelles ?

Si Doc te laissait choisir une seule année, tu lui demanderais laquelle ?

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